Reponse du FFS à l’appel du RCD

Karim Tabou à l’université de Béjaïa “Au RCD de prouver sa bonne foi en démissionnant du Parlement” C’est devant plus d’un millier d’étudiants regroupés à l’intérieur du restaurant universitaire que Karim Tabou a essayé de développer, cinq heures durant, dans la soirée de lundi, le thème du jour, à savoir la révision de la Constitution et ses conséquences. L’élection présidentielle 2009 et la récentes révision constitutionnelle font, évidemment, réagir les acteur politiques pour justifier, pour les uns leur cautionnement et pour les autres leur désaccord. C’est ainsi donc que le comité universitaire du Rassemblement action jeunesse (RAJ) avait invité le premier secrétaire du FFS à animer une conférence au niveau de la résidence universitaire de Targa Ouzemmour. C’est devant plus d’un millier d’étudiants regroupés à l’intérieur du restaurant universitaire que Karim Tabou a essayé de développer, cinq heures durant, dans la soirée de lundi, le thème du jour, à savoir la révision de la Constitution et ses conséquences. “Nous, nous avons l’occasion d’organiser une conférence dans un restaurant universitaire alors que d’autres essayent de rentrer dans le restaurant du pouvoir.” C’est par cette phase que le conférencier avait débuté sa conférence tout en rappelant que l’université est en réalité un véritable espace d’expression politique et intellectuelle et ce genre d’actions, telle que celle d’aujourd’hui, contribue à diminuer la pression. Avant de s’étaler sur l’approche de son parti sur la question de l’heure, Karim Tabou est revenu sur les évènements qui se sont succédé dans le pays depuis le déclenchement de la guerre de libération jusqu’à la récente révision constitutionnelle. Selon le conférencier, les jeunes qui avaient déclenché la révolution armée avaient accordé leurs violons lors du congrès de la Soummam avec beaucoup d’objectivité et une vision stratégique au-delà de l’action de la résistance armée. “La plateforme de la Soummam avait défini les premiers éléments de la nation algérienne, républicaine, démocratique et sociale”, a-t-il ajouté tout en déclarant que les différentes constitutions proposées au peuple algérien ont, comme par hasard, une durée de vie de deux années. Le renversement de 1965 est venu remettre en cause la première Constitution de l’Algérie indépendante, l’imposition de Chadli Bendjedid à la tête de l’Etat est venue poignarder la charte de Boumediene de 1976, les évènements de 1988 ont remis en cause la Constitution de 1986 et enfin l’arrêt du processus électoral acheva la Constitution de 1989 “et à chaque fois c’est l’autorité militaire qui remet au placard la précédente Constitution. Par cette manière, le pouvoir veut atteindre son objectif qui n’est autre que de châtier et de punir collectivement un peuple qui a osé se révolter.” Pour conclure ce chapitre, le conférencier, avec une pointe d’humour, déclare que le seul changement constaté a été la désignation d’un général à la place d’un colonel à la tête de l’état, à savoir le général Zeroual.Toutefois après la démission de ce dernier, le peuple est devenu l’enjeu, les élections d’après, “car il y avait plusieurs candidats qui essayaient de convaincre d’apporter un plus et dès que le pouvoir militaire avait demandé à ses éléments de voter pour Bouteflika, il ne restait qu’une solution aux autres candidats et qui était celle de se retirer ou de déclarer la guerre à l’armée.” Concernant la révision constitutionnelle, le conférencier avait rappelé qu’il ne fallait pas tomber dans la problématique des thématiques politiques, car ce n’est pas le président qui avait demandé sa révision mais plutôt le système en lui-même. Quant à la présence d’observateurs étrangers à la prochaine élection présidentielle, il dira qu’il fallait attendre les massacres de Ghaza pour savoir que des observateurs étrangers incapables de défendre les enfants à Ghaza ne peuvent protéger les élections en Algérie. L’appel du président du RCD relatif au rapprochement avec la formation d’Aït Ahmed a été aussi abordé et pour cela le premier secrétaire du FFS avait dit que pour qu’il y ait une entente, il faut tout d’abord partager les éléments basiques qui sont réalisables avant de s’entendre sur les visées politiques. Ainsi, le FFS maintient son appel à la démission des députés qui perçoivent un salaire dépassant le budget d’une commune, soit près de quatre milliards de centimes. Ce n’est, à ses yeux, pas une enchère politique mais tout simplement la protection de la population. Et de dire que la politique se définit comme un contrat public, une confiance mutuelle et un combat social. Il faut ressembler à cette population pour faire de la politique. En conclusion, il parle de son parti lequel a créé une école politique de formation des militants à laquelle sont conviés les universitaires à rejoindre et déclare qu’au FFS, les militants sont convaincus qu’à tous les niveaux les gens sont nombreux à combattre pour la démocratie et la liberté et leurs convictions sont inoxydables. La conférence s’est achevée aux premières heures de la matinée par un débat très riche pour les deux parties.

A. Gana

source: la depêche de kabylie

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