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	<title>Démocratie en Algerie</title>
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		<title>Le député Mohamed Khendek dénonce un cas de torture</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Jul 2009 23:35:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>algeriemonamour</dc:creator>
				<category><![CDATA[Torture en Algérie]]></category>

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		<description><![CDATA[La wilaya de Tipaza en a été le théâtre Le député Mohamed Khendek dénonce un cas de torture El Watan, 14 juin 2009 Omar Imekraz, un jeune homme de 30 ans, habitant Nador dans la wilaya de Tipaza, a déposé plainte auprès du procureur militaire de Blida contre un officier de la gendarmerie pour torture. [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=algeriemonamour.wordpress.com&amp;blog=5849889&amp;post=196&amp;subd=algeriemonamour&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- InstanceBeginEditable name="Text" -->La wilaya de Tipaza en a été le théâtre</p>
<h1>Le député Mohamed Khendek dénonce un cas de torture</h1>
<p>El Watan, 14 juin 2009</p>
<p>Omar Imekraz, un jeune homme de 30 ans, habitant Nador dans la wilaya de Tipaza, a déposé plainte auprès du procureur militaire de Blida contre un officier de la gendarmerie pour torture. Le député du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Mohammed Khendek, qui a tenu à médiatiser cette affaire, dénonce le mutisme des autorités civiles et militaires de la wilaya de Tipaza face à ce cas « d’atteinte à la Constitution et aux droits élémentaires des citoyens ». « En date du 17 mars 2009, ce citoyen, convoqué à se présenter dans les locaux de ladite section pour un interrogatoire, subira une véritable torture physique », souligne M. Khendek dans sa lettre adressée au journal. Alors qu’« il ignore toujours les griefs retenus contre lui, le jeune Imekraz a été victime d’une torture qui lui a occasionné une interruption temporaire de travail de douze jours, le certificat médical du médecin légiste faisant foi, et dont une copie nous a été remise », indique l’élu du RCD qui affirme, toutefois, ne pas remettre « en cause la convocation et n’a pas l’intention de s’immiscer dans le fonctionnement de l’instance sécuritaire ».</p>
<p>M. Khendek précise en outre que la plainte déposée le 30 mars 2009 auprès du procureur militaire est restée lettre morte. Nous avons confirmé ces dires auprès du jeune Omar Imekraz, qui affirme « avoir été battu » par le chef de la section de recherche et d’investigation de la Gendarmerie nationale. « Ce jour-là, je me suis rendu dans un bar-restaurant à Tipaza pour honorer un rendez-vous avec une jeune femme. Je mangeais lorsque douze éléments de la gendarmerie m’ont demandé de les suivre à la brigade qui se trouvait juste en face. On m’a retenu de 17h jusqu’à 22h. Et là, le chef de la section m’a tabassé, j’ai eu droit à des coups de pied, des coups de poing. J’avais un abcès et l’officier me donnait des coups de poing à l’oreille. A ce jour, mon oreille me fait mal », nous confie Imekraz. A la question de savoir ce qui justifie sa convocation, notre interlocuteur indique que l’officier en question « m’a intimé l’ordre de ne plus revoir la jeune femme avec qui je me trouvais ». Le calvaire d’Imekraz ne s’arrête pas là. « Je suis fatigué de recevoir depuis ce jour des convocations de sa part », note le jeune homme.</p>
<p>« Le 4 mai 2009, deux personnes en civil se pointent au domicile d’Imekraz, lui demandent de se munir du livret de famille et de les suivre. Il sera dirigé vers les mêmes locaux où il avait été torturé », précise M. Khendek dans son courrier. Et d’ajouter : « Il sera reçu par ce même chef de section qui lui fera comprendre qu’étant intouchable, il avait tout intérêt à retirer sa plainte sous peine de voir son père et ses frères emprisonnés. » Mohammed Khendek continue son récit des faits et indique qu’« avant d’être relâché, l’officier prendra soin de lui couper une mèche de cheveu pour, dira-t-il, l’analyser ». Le député RCD a entrepris comme action d’informer, par écrit, le wali en date du 10 mai dernier. « En insistant sur le fait qu’en sa qualité de représentant de l’Etat, il était garant de la sécurité des biens et des personnes », note M. Khendek. « Suite à ce courrier, le jeune Imekraz n’a plus été inquiété. Mais le 10 juin, l’officier récidive. Il convoque de nouveau le jeune homme pour lui faire signer un document reconnaissant qu’une mèche de cheveu lui avait été prélevée lors de son premier interrogatoire », indique le député.</p>
<h3>Le commandement de la gendarmerie dément</h3>
<p>Contactée par nos soins, la cellule de communication du commandement de la Gendarmerie nationale s’interroge pourquoi le jeune Imekraz ne s’est pas plaint auprès du chef hiérarchique de la compagnie et du groupement de gendarmerie. « Si cette personne se sent lésée, elle est la bienvenue au niveau du commandement de la gendarmerie et nous l’assurons qu’une enquête sera immédiatement ouverte. Si cette enquête détermine que les faits relatés sont avérés, l’officier sera sanctionné. Par contre si elle détermine que le citoyen a fait une fausse déclaration, il sera poursuivi en justice », indique le commandant Kerroud, réfutant l’existence d’un tel cas. Il indique que la procédure veut que le procureur de la République soit avisé de chaque arrestation et que chaque prévenu lui soit présenté à la fin de la garde à vue muni d’un procès-verbal et d’un certificat médical. « Les seuls cas signalés à Nador sont ceux des jeunes émeutiers qui ont incendié la brigade de sécurité routière. Ces personnes ont été gardées à vue pour des raisons d’enquête pour troubles à l’ordre public », dit-il.</p>
<p>Par Nadjia Bouaricha</p>
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		<title>Trois harraga placés sous mandat de dépôt</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Jul 2009 23:34:13 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[haraga]]></category>

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		<description><![CDATA[Actualités : ANNABA Trois harraga placés sous mandat de dépôt Trois harraga sur les vingt-cinq interceptés avant-hier au large de Ras-El-Hamra, commune de Annaba, ont été placés sous mandat de dépôt par le procureur général de Annaba. Ces trois harraga, des récidivistes, ont été présentés au magistrat, avec le reste du groupe, ce samedi en [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=algeriemonamour.wordpress.com&amp;blog=5849889&amp;post=194&amp;subd=algeriemonamour&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color:#363636;"><strong><a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2009/07/06/category-cat-2.php"><span>Actualités</span></a> : <a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2009/07/06/article.php?sid=85419&amp;cid=2">ANNABA<br />
Trois harraga placés sous mandat de dépôt</a></strong></span></p>
<p><span> Trois harraga sur les vingt-cinq interceptés avant-hier au large de Ras-El-Hamra, commune de Annaba, ont été placés sous mandat de dépôt par le procureur général de Annaba.<br />
Ces trois harraga, des récidivistes, ont  		été présentés au magistrat, avec le reste du groupe, ce samedi en fin  		d’après-midi par les éléments de la station maritime principale des  		gardes-côtes de Annaba. Une citation directe pour comparaître le 7  		juillet courant a été signifiée aux autres membres du groupe. Au moment  		de leur arrestation, cinq parmi les harraga se trouvant dans la même  		embarcation ont pris la poudre d’escampette vers le littoral de Annaba.  		Ils ont profité d’un moment d’inattention des éléments de l’unité 346  		des gardes-côtes, occupés au sauvetage de la vingtaine de leurs  		compagnons d’infortune. La barque, abandonnée sans moteur, a été saisie  		à proximité du récif des Deux-Frères, dans la commune de Seraïdi, et les  		fugitifs sont activement recherchés, a-t-on appris auprès du chef de la  		station maritime principale, Abdelaziz Zaïdi. Pour rappel, ce groupe de  		harraga avait embarqué vendredi dernier, vers minuit, de la plage de la  		cité populeuse de Sidi-Salem, tristement célèbre pour ce genre  		d’aventures à l’origine de morts confirmées et de disparitions en mer de  		plusieurs jeunes Algériens.<br />
A. B.</span></p>
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		<title>Ccix Aheddad</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Jul 2009 23:30:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>algeriemonamour</dc:creator>
				<category><![CDATA[kabylie]]></category>

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		<description><![CDATA[Ccix Aheddad Amezruy yettwattun Ccix aḥeddad, d amdan ur yezmir yiwen ad yenker, mi d-yuder ṭṭariqa tareḥmanit neɣ nnfaq n urumi n useggas 1871. Muḥend ameẓyan Ben Ɛli, d isem aḥeqqaqni n Ccix Aḥeddad. Ilul deg useggas 1790, deg taddart Sedduq u Fella, n lɛerc At Ɛidel. Yuɣ isem Aḥeddad s lḥirfa n baba-s. Ula [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=algeriemonamour.wordpress.com&amp;blog=5849889&amp;post=192&amp;subd=algeriemonamour&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ccix Aheddad</p>
<p>Amezruy yettwattun  Ccix aḥeddad, d amdan ur yezmir yiwen ad yenker, mi d-yuder  ṭṭariqa tareḥmanit neɣ nnfaq n urumi n useggas 1871.     Muḥend ameẓyan Ben Ɛli, d isem aḥeqqaqni n Ccix Aḥeddad. Ilul deg useggas 1790, deg taddart Sedduq u Fella, n lɛerc At Ɛidel. Yuɣ isem Aḥeddad s lḥirfa n baba-s. Ula d netta yexdem d aḥeddad meɛna akken i d-qqaren yimeqqranen : “Ayen akk yexdem d aḥeddad, yesneɛ-d sin n lmesbaḥat, yiwen yefka-t i zzawiya n Imula; wayeḍ yeǧǧa-t i netta.” Leqraya yebda-tt ɣer Ccix Rabiɛ Belmuhub, di zzawiya n Imula yellan di Msisna, syin akkin ikemmel ɣer Ccix Aɛrab Nat Iraten deg At Smail. Ccix Aḥeddad seg wid iqeymen leqraya. Aya ibeyyen-it-id later n wayen yura neɣ i d-yeǧǧa (tibratin iceyyeɛ i lexwan ɣef twizi, Iǧaza n yefka i Ccix Muḥend Ben Abi Lqasem n At Jlil, tazwart yura i yiwen lmilef, …) Deg tudert-is, yeǧǧa-d setta n teḥdayin (Zineb, Tayaqutt, Lǧida, Ṭawes, Taɛelǧett, Lɣaya), d sin n warrac (Ccix Mḥend, Ccix Ɛziyez). Ccix Mḥend yella d lqayed deg Wat Ɛidel d temnaṭ Riɣa umbeɛd yuɣal d lqebṭan n Bu Beɣla aseggas 1851. Ma d Ccix Ɛziyez, yezga d lqayed deg Ɛamuca qbel ad yeffeɣ d amnafeq ɣer yidis n Lmeqrani.  Tawacult n Ccix Aḥeddad ur d-tekki seg uẓar amrabeḍ akken daɣen ur telli d tamerkantit. Lhiba yesɛa ɣer yemdanen tekka-d imi d aḥeqqani ; ur iqebbel lbaṭel. Win i t-id-iqesden deg zzeyyar neɣ deg wid i t-id-yeɛnan icetka-yas-d, yewwi lḥeq-is. Yiwet n tikelt yiwen deg tarwa-s yeḥkem ɣef yiwet n tmeṭṭut n taddart Tibuɛmucin, s lbaṭel. Tameṭṭut truja armi d-yuɣal Ccix, teḥka-yas  i yeḍran. Din din iɛawed i tedyant. Yefra-tt s leḥkem, ad d-yuɣal lḥeq i tmeṭṭut.  Seg useggas 1857 armi d useggas 1871, iseyyer lecɣal n ṭṭariqa Tareḥmanit. Inmezrayen, uran belli, ṭṭariqa tucaɛ deg tmurt n Leqbayel, segmi tt-yeṭṭef Ccix Aḥeddad. Aṭas n lecɣal iwmi ibeddlen. D netta i d amezwaru i d-ibedden ɣef ṭṭariqa fiḥel ma yekka-d seg twacult yemrabḍen. Γas imrabḍen yettkelfen s useyyer n ṭṭariqa ur qbilen ara, meɛna lxuf deg uɣref yerra-yasen aḍar ɣer deffir. D amdan yettqadaren, yeqbel liɛana n medden d tirni, d amerkanti neɣ d igellil, d argaz neɣ d amɣar, yerna-d ula d tullas.  Asmi i d-yettqeddim umnekcam arumi, lecyax yettseyyiren leɛruc d zzawiyat d temɛemrin…, mtafaqen ad mlilen akken ad d-frun tadyant i ten-yeɛnan d urumi. Imar i d-yeffeɣ wawal n nnfaq n urumi, lkaɣeḍ i d-uran, yettwastenya deg uxxam n Ccix Aḥeddad.  Ass n 8 deg yibrir 1871, deg ssuq Msisna, isawel Ccix Aḥeddad ɣer nnfaq n urumi. Iḍegger taɛekkazt-is, yenna : “Ncallah, akken i ḍeggreɣ taɛekkazt-iw ɣer lqaɛa, ara nḍegger aɛdaw akkin i lebḥer.” S usiwel-a, inmazrayen nnan, ɣas ma Ccix aḥeddad, iṭuɛ Rebbi nezzeh, maɛna ur yelli d argaz yettkelfen s lecɣal n ddin. Asmi yendeh ɣer nnfaq, tikti tamezwarut yellan deg yinaw (discours) d tasertit ; ur d-isawel ara i lɣaci s yisem n ddin. Awal i d-yefta d win yettmeslayen ɣef tikci n uqbayli (akal) “Fransa tusa-d ad tekkes akal i yimawlan n tmurt&#8230; Fransa d tin yebɣan ad tebḍu Izzayriyen.” Azal n 250 tudrin n Leqbayel i d-yerran s wawal qeblen. Fkant-d azal n 120 000 n leǧwad.  Ass 18 yulyu 1871, yettwaḥbes Ccix Aḥeddad s lqebṭan Saussier, mmi-s Ccix Mḥend, yettwaṭṭef ass 20 yulyu 1871 d ubrid-is ɣer Bgayet, ma d Ccix Ɛziyez, yettwaṭṭef ass 30 yunyu deg At Hicam. Kkan kra wussan deg lḥebs Berǧ Musa (Fort Barral) di Bgayet, qbel ad ten-awin ɣer uxxam n ccreɛ n Qsenṭina, anda ḥekkmen fell-asen.  Ass 19 deg yibrir 1873, arumi yegzem tadyant : Ccix Ɛziyez, yeḥkem fell-as s lḥebs s teɣzi n tudert deg tegzirin n taydiwin (Noumea) di la Nouvelle Calédonie ; Ccix Aḥeddad d mmi-s Mḥend, yeḥkem fell-asen s 5 yiseggasen d lḥebs. Mi d-yuder jjuj leḥkem, Ccix Aḥeddad yerra-yas-d : “Kunwi tḥekkmem fell-i s 5 yiseggasen, ma d Rebbi yeḥkem s 5 wussan.” Mi zrin 8 wussan, Ccix Aḥeddad yensa din zdaxel lḥebs, yettwamḍel di Qsenṭina.</p>
<p>Ait Ighil Mohand</p>
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		<title>160 haraga en un mois</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Jul 2009 01:19:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>algeriemonamour</dc:creator>
				<category><![CDATA[haraga]]></category>

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		<description><![CDATA[Smail DADI L’Expression Le drame en continu… L’arsenal juridique et les voeux pieux des responsables n’ont pas pu endiguer le phénomène de la harga. Le phénomène de l’émigration clandestine ne cesse de prendre des proportions inquiétantes. Nos jeunes quittent le pays. Autrement dit, l’impasse en est la cause. Ni la loi ni les promesses des [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=algeriemonamour.wordpress.com&amp;blog=5849889&amp;post=189&amp;subd=algeriemonamour&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Smail DADI<br />
<strong>L’Expression</strong><br />
<img class="imageframe imgalignleft" src="http://www.lequotidienalgerie.com/wordpress/wp-content/uploads/2009/07/tp090701-09.jpg" alt="tp090701-09.jpg" width="100" height="75" /><br />
Le drame en continu…<br />
L’arsenal juridique et les voeux pieux des responsables n’ont pas pu endiguer le phénomène de la harga.</p>
<p>Le phénomène de l’émigration clandestine ne cesse de prendre des proportions inquiétantes. Nos jeunes quittent le pays. Autrement dit, l’impasse en est la cause. Ni la loi ni les promesses des responsables n’ont pu finalement endiguer ce phénomène. En effet, quatorze émigrants clandestins ont été secourus, avant-hier après-midi au large d’Oran, par une unité des gardes-côtes relevant de la façade maritime ouest, a-t-on appris de la station maritime d’Oran de ce corps. Les malheureux aventuriers ont été trouvés en péril, à bord d’un zodiac en panne de moteur, selon la même source.<br />
Le guide qui les accompagnait, les avait abandonnés au large, sous prétexte d’aller chercher un autre moteur pour continuer la traversée, a-t-on ajouté. Le départ vers l’autre rive de la Méditerranée s’est effectué tôt ce matin à partir de la plage Sidi Djelloul (Beni Saf). Mais en plein traversée, le moteur tomba en panne et le guide sollicita, par téléphone, les services d’un ami qui s’est déplacé à bord d’une autre embarcation pour le ramener au sec, selon le récit d’un élément du groupe sauvé. Les 14 émigrants clandestins, âgés entre 17 et 40 ans, tous originaires d’Oran, ont été reconduits au port d’Oran.<br />
Rappelons que, 104 candidats à l’émigration clandestine ont été arrêtés au cours de ce mois à Annaba.. Selon le chef de la station principale des gardes-côtes de la même wilaya, M.Abdelaziz Zaïdi, les deux premiers groupes, composés respectivement de 23 et de 31 jeunes, ont été présentés devant le procureur de la République. A cela s’ajoutent 23 autres candidats à l’émigration clandestine dont un mineur, lesquels ont été interceptés durant le mois dernier à deux miles marins de Ras El-Hamra, à Annaba-ville, a-t-on appris du chef de la station maritime principale des gardes-côtes de la wilaya. L’embarcation artisanale à bord de laquelle se trouvait ce groupe de candidats, était partie de la plage Seybouse aux environs de minuit avant son interception vers trois heures du matin par une patrouille relevant des unités des gardes-côtes de Annaba. Agés entre 16 et 33 ans, ces jeunes dont 16 sont issus de Annaba tandis que le reste est originaire d’Alger, de Constantine, d’El Tarf et de Batna, ont été présentés durant la même journée devant le procureur de la République près le tribunal de cette ville. Aussi, deux groupes constitués de 39 candidats à l’émigration clandestine ont été arrêtés, durant le mois de juin écoulé par les gardes-côtes de Annaba. Le drame continue. Un autre groupe de candidats à l’émigration clandestine, constitué de 18 jeunes dont l’âge varie de 17 à 29 ans, a été intercepté au large de Annaba, selon le commandement du groupement territorial des gardes-côtes. L’embarcation de fabrication artisanale, à bord de laquelle les harraga avaient pris place, a été interceptée par une patrouille de surveillance des gardes-côtes, au large de Ras El Hamra, un peu plus d’une heure après sa mise à l’eau, au lieu-dit Caroubier, a précisé la même source. Les 18 émigrants clandestins, originaires de Constantine, de Annaba et d’Alger ont été présentés devant le procureur de la République, a-t-on également indiqué au commandement territorial des gardes-côtes. Il est temps de répondre à cette question: «Pourquoi nos jeunes quittent le pays?»</p>
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		<title>réponse de Salah-eddine Sidhoum sur un blog</title>
		<link>http://algeriemonamour.wordpress.com/2009/07/02/reponse-de-salah-eddine-sidhoum-sur-un-blog/</link>
		<comments>http://algeriemonamour.wordpress.com/2009/07/02/reponse-de-salah-eddine-sidhoum-sur-un-blog/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 02 Jul 2009 01:15:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>algeriemonamour</dc:creator>
				<category><![CDATA[salah eddine sidhoum]]></category>

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		<description><![CDATA[Cher frère Brahim Le respect sincère est partagé. Je crois que mon écrit est clair et je n’ai pas l’habitude d’utiliser des chemins sinueux pour exprimer franchement mon opinion. Je parle bien de l’attitude honteuse d’une certaine « élite » au cours et après le Coup d’Etat de janvier 92. Oui, cette « élite » [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=algeriemonamour.wordpress.com&amp;blog=5849889&amp;post=186&amp;subd=algeriemonamour&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cher frère Brahim<br />
Le respect sincère est partagé.<br />
Je crois que mon écrit est clair et je n’ai pas l’habitude d’utiliser des chemins sinueux pour exprimer franchement mon opinion.<br />
Je parle bien de l’attitude honteuse d’une certaine « élite » au cours et après le Coup d’Etat de janvier 92. Oui, cette « élite » a joué la vitrine civile et pseudo-démocratique du pronunciamiento du quarteron de putschistes à travers le sinistre CNSA (comité national de « sauvegarde » de l’Algérie) dont tout le monde sait qu’il ne sortait pas des entrailles de la société mais bel et bien des bas-fonds de la police politique.<br />
On peut ne pas partager les idées de « l’autre bord » mais on les combat politiquement , on ne s’associe jamais à des putschistes pour le combattre par les blindés, la gégène et la déportation, quand on est démocrate. C’est une tâche noire indélébile dans l’Histoire de l’Algérie contemporaine.<br />
Oui, cette « élite » s’est opposée à la volonté populaire qui avait donné ses voix aux 3 fronts qui représentaient le premier pouvoir légitime depuis l’indépendance. Au nom de quelle « démocratie » une minorité s’oppose à la majorité et s’abrite derrière les blindés ?<br />
Peut-on accuser des personnalités probes comme Hocine Aït Ahmed, Mohamed Harbi, Ali Yahia Abdenour, Lamine Khene… d’être complices des « intégristes » quand ils se sont opposés au Coup d’Etat ? Doit-on douter de leur culture démocratique ?<br />
Oui, les responsables du FIS n’ont pas été à la hauteur ! Oui, ils n’ont pas pu maitriser leurs troupes infiltrées déjà par les « services » pour faire peur à cette classe moyenne frileuse. Oui, ils ont commis des erreurs impardonnables, intoxiqués par certaines taupes, croyant avoir le pouvoir à portée de main ! Oui, ils n’ont pas su rassurer certaines couches sociales affolées par certains comportements plus que suspects. Et certains responsables du FIS reconnaissent aujourd’hui leurs erreurs. Mieux vaut tard que jamais!<br />
Il y a des principes immuables en démocratie et il faut les respecter. Il ne faudrait surtout pas qu’on nous sorte des clichés éculés du type « Hitler et Mussolini sont arrivés au pouvoir démocratiquement » et tutti quanti… Et je crois qu’il est indécent de verser dans ce que j’appelle la démocratie sélective, à l’algérienne. La démocratie est un tout. Il ne faudrait pas prendre d’elle ce qui nous arrange seulement.<br />
Je crois, mon cher frère, qu’il fallait laisser le 2e tour se dérouler normalement. Il y avait des balises constitutionnelles solides pour empêcher le FIS de triturer la Constitution. Le président de la République de l’époque avait les moyens constitutionnels pour dissoudre l’Assemblée nationale, voire faire intervenir l’armée en cas de dérapages. Or ce n’était pas le cas. On a fait un procès d’intention à ce parti et on a empêché le processus démocratique de se développer dans notre pays. Beaucoup d’hommes politiques sincères, de juristes et d’observateurs impartiaux le pensaient. Certes, j’ai dénoncé comme beaucoup de gens le Coup d’Etat de janvier 92. Mais j’aurais été le premier à m’opposer au FIS, s’il avait dérapé, une fois au pouvoir. C’est cela le combat politique.<br />
Ce qui était clair, c’était que le régime ne voulait pas d’alternance démocratique, il préférait l’alternance clanique. N’importe quel parti, quelque soit son obédience et qui aurait gagné les élections à l’époque, aurait subi le même sort que le FIS. Et une certaine « élite », hélas, a joué le jeu, avant d’être éjectée, une décennie plus tard, car le régime n’avait plus besoin d’elle. Cette « élite » ignorait que ce régime n’a point d’amis, mais seulement des intérêts à défendre. Que sont devenus, au fait, aujourd’hui tous ces « intellectuels » hypermédiatisés et qui squattaient les TV françaises, ces « commandos médiatiques », pour reprendre le Professeur François Burgat ?<br />
Cette élite aurait pu s’opposer politiquement à celle qui allait prendre le pouvoir, mais pas en se cacher derrière des blindés et en applaudissant la déportation de dizaines de milliers d’Algériens dans les camps de concentration de l’extrême-Sud, la torture institutionnalisée et l’exécution sommaire de milliers de citoyens. Encore une fois au nom de quelle démocratie, doit-on dénoncer certains crimes et applaudir d’autres. Ne s’agissait-il pas d’Algériens qui souffraient et mourraient chaque jour ?<br />
Il est indéniable que les islamistes ont commis des fautes impardonnables, tout comme les « démocrates » utilisés par le pouvoir. Doit-on se limiter à ce constat et rester figés dans le temps ? Ne devons-nous pas tirer les leçons de ce passé récent, O combien douloureux et essayer de jeter les bases d’une véritable réconciliation (moussalaha) après un dialogue franc (moussaraha) entre nous tous ? Devons-nous continuer à nous regarder en chiens de faïence, faisant le jeu de ce régime criminel qui nous a poussés dans un conflit fratricide qu’on aurait pu épargner à notre Peuple, si la véritable élite avait joué son rôle de phare et de guide ?<br />
Je pense qu’aujourd’hui, et croyez-moi, mon cher Brahim, que beaucoup d’acteurs politiques (les véritables), de tous bords ont compris qu’ils avaient fait fausse route et s’étaient trompé de cible.<br />
Oui, je suis d’accord avec vous qu’il faut baliser le terrain dès maintenant. Il est impératif de nous rassembler autour d’un Compromis politique historique clair, accepté et respecté par tous. Je crois que tout cela a été énoncé dans l’Appel du 19 mars.<br />
Nous devons tous nous entendre sur le respect de notre ALGERIANITE dans sa globalité et qu’aucun de ses fondements ne devienne un fonds de commerce à des aventuriers de tous bords.<br />
L’Etat de Droit auquel nous aspirons est un ETAT CIVIL, ni théocratique ni militaro-policier.<br />
Le respect des Droits de la personne humaine et de toutes les libertés collectives et individuelles doit être clairement souligné sans aucune ambigüité.<br />
La démocratie est le moteur essentiel dans la gestion politique du pays.<br />
Qui a dit que démocratie et liberté, pour vous reprendre, ne pouvaient coexister en Algérie ?<br />
Nous devons respecter et promouvoir nos cultures, toutes nos cultures, sans en faire un fond de commerce ou un facteur de division. Bien au contraire cette diversité culturelle est une richesse incommensurable<br />
A mon humble avis, les choses sont très claires. Qui est contre ces principes ? Je crois qu’il est temps de détruire les murs d’incompréhension et de suspicion qui nous inhibent. On peut être demain, dans une Algérie sereine, des adversaires politiques, dans le cadre d’une saine compétition, mais nous ne serons jamais des ennemis. Et je m’inclinerais devant la volonté du peuple s’il vous donne sa voix et je vous soutiendrais pour reconstruire ensemble notre Algérie. Votre étiquette politique m’importe peu. Seuls votre engagement et votre honnêteté pour SERVIR la patrie comptent pour moi. Et la main dans la main, nous irons de l’avant. C’est ma modeste compréhension de la véritable démocratie. Et je n’ai pas besoin de BHL, Glucksmann ou Finkelcrôte pour me l’expliquer !<br />
Bien sûr, on trouvera toujours des « intellectuels » pour pinailler sur tel ou tel concept. On trouvera toujours d’autres pour nous importer des concepts qu’ils voudraient greffer à notre société, jouant ainsi aux tuteurs et donneurs de leçons. Mais cela n’est pas un obstacle. Le peuple in fine, tranchera. C’est cela aussi la démocratie. Notre peuple est-il moins intelligent que les peuples voisins de Mauritanie et du Niger ? Non ! Seulement leurs élites intellectuelles et politiques sont plus courageuses.<br />
Nous détaillerons d’autres aspects à la prochaine occasion.<br />
J’espère avoir répondu à vos questions. Merci encore une fois pour votre intervention.</p>
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		<title>Fiche technique de la troupe d’Iferhounène</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Jul 2009 01:01:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>algeriemonamour</dc:creator>
				<category><![CDATA[theatre]]></category>

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		<description><![CDATA[Fiche technique de la troupe d’Iferhounène La troupe  de Hamid Bentayeb, d’ex-Igellilen de la Maison de jeunes d’Iferhounène englobe 13 comédiens (3 hommes, 7 garçons, 3 filles). La troupe a déjà participé au 28e  Festival de théâtre amateur de Mostaganem en 1995, cette participation s’est soldée par : 1er prix d’interprétation masculine 1er prix d’interprétation [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=algeriemonamour.wordpress.com&amp;blog=5849889&amp;post=183&amp;subd=algeriemonamour&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Fiche technique de la troupe d’Iferhounène</strong></p>
<p align="justify">La troupe  de Hamid Bentayeb, d’ex-Igellilen de la Maison de jeunes d’Iferhounène englobe 13 comédiens (3 hommes, 7 garçons, 3 filles).</p>
<p align="justify">La troupe a déjà participé au 28e  Festival de théâtre amateur de Mostaganem en 1995, cette participation s’est soldée par :</p>
<p align="justify">1er prix d’interprétation masculine</p>
<p align="justify">1er prix d’interprétation féminine</p>
<p align="justify">1er prix de la meilleure mise en scène</p>
<p align="justify">Avec la pièce (Entel fetus yalid qejir)</p>
<p align="justify">
<p align="justify"><strong>L’histoire de Ulac l’harga ulac se déroule…</strong></p>
<p align="justify">La piéce Ulac alharga ulac tourne autour du fléau social du &#8220;haraga&#8221;, dénoncé dans un très beau spectacle qui dure 1h 20mn.</p>
<p align="justify">La scène se déroule dans un village kabyle appelé “Virage”. Cette piéce traite  les problèmes du chômage fléaux sociaux “tchipa” favoritisme, visa, suicide, ainsi que du phénomène “haraga”, dont un jeune raconte à ses amis, l’aventure de “tchipa” (haraga) africains vue à la télévision, ensuite il les persuade de construire une barque pour partir. Ainsi, l’aventure commence au milieu du voyage, la barque chavire et c’est le naufrage. Les morts sont recueillis et ramenés  à la place du village. Les survivants de cette aventure reviennent à la vie pour exprimer leurs regrets et dénoncer les causes qui les ont poussées à se suicider de la sorte, et ce en interpellant les autorités pour qu’ils règlent les problèmes des jeunes afin que ces derniers restent vivants et dignes dans leur pays.</p>
<p><strong>Résumé O. S</strong></p>
<p><strong>source: dépêche de kabylie<br />
</strong></p>
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	</item>
		<item>
		<title>ANNABA 16 Harragas secourus</title>
		<link>http://algeriemonamour.wordpress.com/2009/07/02/annaba-16-harragas-secourus/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Jul 2009 00:54:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>algeriemonamour</dc:creator>
				<category><![CDATA[haraga]]></category>

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		<description><![CDATA[ANNABA 16 Harragas secourus et 10 activement recherchés Aujourd’hui mercredi, vers 5h30, les éléments du groupement territorial des gardes côtes (GTGC) de Annaba ont intercepté à 11 miles marins au nord de Ras El Hamra (Annaba) une embarcation artisanale de 7mètre à bord de laquelle ont pris place 26 jeunes migrants clandestins dont 4 mineurs. [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=algeriemonamour.wordpress.com&amp;blog=5849889&amp;post=180&amp;subd=algeriemonamour&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>ANNABA</p>
<p>16 Harragas secourus et 10 activement recherchés  Aujourd’hui mercredi, vers 5h30, les éléments du groupement territorial des gardes côtes (GTGC) de Annaba ont intercepté à 11 miles marins au nord de Ras El Hamra (Annaba) une embarcation artisanale de 7mètre à bord de laquelle ont pris place 26 jeunes migrants clandestins dont 4 mineurs.   Agés de 14 et 28 ans, ces jeunes candidats à l’immigration clandestine ont embarqué à 1h30 à partir de la plage de Seybouse. Parmi eux, dix harragas ont pu, cependant, prendre la fuite à bord de leur embarcation ou moment de leur interception. Ils font actuellement l’objet d’intenses recherches.</p>
<p>Par M. F. G.</p>
<p>source: el watan 1 juillet 2009</p>
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		<title>Seddouk Cheikh Aheddad rentre chez lui !</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 16:36:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>algeriemonamour</dc:creator>
				<category><![CDATA[kabylie]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p>Seddouk Cheikh Aheddad rentre chez lui !</p>
<p> Les ossements de cheikh Aheddad et de son fils Azziz seront exhumés d’un cimetière de Constantine pour être transférés à Seddouk-Oufella où une cérémonie solennelle de réinhumation sera organisée le 3 juillet prochain. Les deux cercueils arriveront la veille au village où de profonds travaux de réparation du siège de la zaouïa ont été entrepris par les autorités. Bien que le lieu de décès de cheikh M’hand, autre fils de cheikh Aheddad, demeure inconnu, une tombe vide lui sera érigée aux côtés de son frère et de son père. Condamné le 19 avril 1873, à une peine de cinq ans par le tribunal de Constantine, cheikh Aheddad décède dix jours plus tard à la prison de Coudiat-Aty. Après le parcours initiatique, Mohand Améziane Aheddad deviendra khalifa de la tariqa de Sidi-Mohamed Ben Abderahmane, c’est-à-dire le chef spirituel de la Rahmanya, une tariqa qui rayonne sur une bonne partie du pays et particulièrement en Kabylie. Originaire de Béni-Mansour, les Aheddad se sont établis à Seddouk où le père de cheikh Aheddad, fils de forgeron, fondera une zaouïa. Le cheikh est déjà un vieillard déclinant lorsque le bachagaha El-Mokrani, d’abord allié des Français, déclenche un soulèvement dans les plaines de Medjana à la faveur de l’engagement des troupes françaises sur le front prusse. Quoique sceptique, le cheikh va plier sous l’insistance de son fils Azziz, impatient de chevaucher le vent de la révolte. &#8220;Rray d amcum walakin at nexdem !&#8221; (L’idée est des plus mauvaise mais nous y souscrivons !), aurait-il lâché avant de se résoudre à donner son onction. Et le 8 avril 1871, jour de marché hebdomadaire, il décrète le djihad contre l’occupant français. Théâtrale, la posture du cheikh juché sur un cheval et haranguant les foules est reprise dans Si Mohand, le film de Yazid Khodja. &#8220;Nous bouterons l’ennemi hors de nos terres !&#8221; s’exclame Aheddad qui accompagne son propos par le largage de sa canne au milieu des gens venus faire leurs courses au souk de Seddouk. 150 000 Kabyles répondent à l’appel du chef spirituel de la Rahmanya. Commandés par les cheikhs Azziz et M’hand, les tribus bataillent dans la vallée de la Soummam et aux portes de Bougie jusqu’à juin 1871. Des conflits de zaouïas et des querelles de leadership ne tardent néanmoins pas à apparaître et les Français vont reprendre la maîtrise de la situation. Le vieux cheikh est arrêté et jugé à Constantine. Ses fils Azziz et Mhand ainsi que Boumezreg, frère d’El-Mokrani, sont déportés en Nouvelle-Calédonie d’où le premier parviendra à revenir après plusieurs péripéties . Bien que lointain, le souvenir de Nfaq n 71 demeure encore dans l’imaginaire kabyle car la défaite donne lieu à de cruels lendemains. L’épisode continue de retentir encore de nos jours en des éclats qui résistent au temps. Passée dans le langage de tous les jours, l’expression, &#8220;markits a lxuja tecdeh !&#8221; (huissier, inscrit qu’elle a bien dansé !), daterait de séances d’humiliation durant lesquelles les épouses des insurgés étaient contraintes de danser en public sous les yeux goguenards de la soldatesque et des affidés. Les terres des insurgés seront séquestrées. Un séquestre qui structure aujourd’hui encore l’argumentaire des villageois des hauteurs d’Akbou qui contestent la restitution des terres aux descendants du bachagha Ben-Aly-Chérif</p>
<p>. M. Bessa</p>
<p>source: dépêche de kabylie</p>
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		<title>Le système colonial et la littérature française d’ AlgérieEsthétique désaccordée d’une conscience troublée</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 22:34:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>algeriemonamour</dc:creator>
				<category><![CDATA[algerie]]></category>

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		<description><![CDATA[source:la dépêche de kabylie Le système colonial et la littérature française d’ AlgérieEsthétique désaccordée d’une conscience troublée La surcharge émotionnelle et affective liée à la guerre de Libération nationale tend à s’émousser malgré ceux qui, par des procédés politiciens, ici ou sur l’autre rive, tentent de “remuer le couteau dans la plaie”. Si, pour ceux [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=algeriemonamour.wordpress.com&amp;blog=5849889&amp;post=173&amp;subd=algeriemonamour&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>source:la dépêche de kabylie</p>
<p><strong>Le système colonial et la littérature française d’ Algérie</strong><strong>Esthétique désaccordée d’une conscience troublée</strong><em></p>
<p align="justify">La surcharge émotionnelle et affective liée à la guerre de Libération nationale tend à s’émousser malgré ceux qui, par des procédés politiciens, ici ou sur l’autre rive, tentent de “remuer le couteau dans la plaie”. Si, pour ceux de l’autre rive, l’enjeu est de “glorifier” un passé bel et bien terminé, pour certains politiciens de chez nous, connus pour avoir usurpé leurs titres de “commis de l’État” ou, pire, d’“intellectuels”, l’enjeu réside dans une forme de justification d’une agitation politicarde d’un nationalisme souffreteux qu’ils assimilent à un exercice d’“engagement pour la patrie”.</p>
<p></em></p>
<p align="justify"><strong>n  Par Amar Naït Messaoud</strong></p>
<p align="justify">
<p align="justify">
<p align="justify">Si un bond qualitatif a été fait dans le sens de l’écriture plus ou moins dépassionnée de cette étape complexe de l’histoire commune entre l’Algérie et la France, le mérite en revient à certains historiens lucides qui ont su faire dépasser à l’opinion et aux acteurs politiques le complexe d’une période peu glorieuse de la République française.</p>
<p align="justify">Bien avant la loi de février 2005 adoptée par les parlementaires français par laquelle il est fait obligation aux enseignants de mentionner le rôle ‘’positif’’ de la colonisation, une sorte de retour du refoulé a commencé à s’étaler dans les manifestations publiques en France comme en Algérie et dans certaines publications d’historiens ou de mémorialistes, aussi bien sur la rive sud que sur la rive nord de la Méditerranée. Sur le plan de la logique de l’histoire, cette remontée de l’intérêt accordée à une période révolue, maintenant vieille de 47 ans, se pose pour les uns comme une catharsis nécessaire et pour les autres comme une réappropriation du moi historique participant d’un légitime processus identificatoire. Il s’agit aussi, sans doute, de combler un silence trop pesant derrière lequel s’abritent moult incompréhensions, haines, rancœurs et esprit de revanche.</p>
<p align="justify">Sans que l’historiographie ait le temps et le loisir de collationner ou de récoler les témoignages, les mémoires et les “jugements’’ des uns et des autres produits pendant près d’un demi-siècle, une frénésie sans égal s’est emparée, depuis deux ans, des historiens, hommes de culture et spécialistes des médias, frénésie qui les a mis sur la “piste” coloniale.</p>
<p align="justify">Lorsqu’on parle de colonialisme dans les aréopages et cercles politiques de l’Hexagone, le premier pays qui vient à l’esprit, la première terre de délices qui prend les allures de ‘’paradis perdu’’, est indubitablement l’Algérie. Le soleil de la Méditerranée, la senteur des jasmins, la couleur ocre des sables et d’autres ingrédients exotiques font partie de ce romantisme désuet qui n’a pas toujours son équivalent sur le terrain, particulièrement pour les populations autochtones pour qui le colonialisme n’était ni une parenthèse ludique ni une entreprise de civilisation. De tous les colonialismes du 19e siècle, celui qu’a eu à vivre l’Algérie était des plus sauvages, des plus répressifs et des moins fertiles. Contrairement à la Tunisie et au Maroc-occupés respectivement en 1888 et 1912-, où le type d’occupation était le protectorat (à l’image des condominiums britanniques dans certains pays asiatiques), l’occupation de l’Algérie était une colonisation de peuplement. Au milieu des années 1950, un million d’Européens de différentes origines ethniques et géographiques (Alsaciens, Lorrains, Languedociens, Italiens, Espagnols, Maltais) vivaient à côté de neufs millions d’“Indigènes”, étrangers dans leur pays.</p>
<p align="justify">
<p align="justify"><strong>La logique imparable </strong><strong>de la colonisation</strong></p>
<p align="justify">
<p align="justify">Les populations étaient écrasées durant plus d’un siècle par un système colonial dont la logique est évidemment basée sur l’exploitation et la discrimination. Ce même régime colonial, issu du capitalisme triomphant du XIXe siècle, a bouleversé les structures familiales et foncières de la communauté tout en chamboulant profondément les données culturelles en place par la négation et l’avilissement de l’être et de l’identité algériens.</p>
<p align="justify">Au vu de son statut économique, administratif et social acquis par la violence et basé sur les privilèges, la population européenne ne pouvait qu’assurer sa primauté culturelle et idéologique dans un pays qu’elle considérait sien. Cela ne pouvait pas aller sans heurts face à une population autochtone confinée dans l’indigénat. Les expropriations des paysans, l’accélération du salariat capitaliste et la destruction des bases de la cellule familiale ont hâté une forme de déculturation dont les conséquences les plus immédiates étaient la dévalorisation de l’être algérien, la haine de soi et, in fine, le complexe du colonisé. Les formes d’acculturation auxquelles on pouvait s’attendre n’ont pas eu lieu, ou du moins avaient une portée très limitée, en raison de la logique coloniale basée sur la soumission. Les cas très rares d’indigènes affranchis du joug de l’ignorance à la faveur d’une certaine ‘’libéralisation’’ de l’école de Jules Ferry constituent plutôt une exception qu’une règle. Le résultat des courses fut qu’en 1962 le taux d’analphabétisme était effarant, soit plus de 80% de la population algérienne.</p>
<p align="justify">Quelle que fussent les différences d’angle de vue et les divergences d’approches, les élites algériennes de l’époque coloniale ont su décrypter l’entreprise de dépersonnalisation et de déculturation qui était mise en œuvre par les autorités, les institutions et les idéologues coloniaux. Parmi ces derniers, le cas le plus patent est sans aucun doute celui de Louis Bertrand (1866-1941) qui considérait que la colonisation de l’Algérie n’est qu’un juste retour des choses, qu’un rétablissement d’un fait historique, puisque l’Afrique du Nord était une patrie ‘’latine’’ dont les Européens ont été ‘’injustement’’ dépossédés.</p>
<p align="justify"><strong> </strong></p>
<p align="justify"><strong>Une “œuvre de civilisation” </strong><strong>problématique</strong></p>
<p align="justify">Les premiers auteurs qui ont eu un contact intime avec l’Algérie étaient ceux qui ont accompagné les différentes expéditions menées dans les diverses régions d’Algérie. Il se trouve que la plupart de ces écrivains sont d’abord des militaires qui, selon le cas, ont servi d’interprètes, de guides ethnographiques ou, sur le tard, de mémorialistes. Il en est ainsi de d’Eugène Daumas qui fut affecté en 1835 au 2e régiment d’Afrique. Chef du renseignement, il maîtrisait la langue arabe. C’est en 1853 qu’il publie ses Mœurs et coutumes d’Algérie, alors qu’il venait d’être nommé général de division. Il deviendra par la suite sénateur, puis conseiller de Napoléon III. Il accompagnera l’émir Abdelkader dans ses différentes résidences-prisons. Même si le genre d’écrit lié directement à la conquête coloniale ne présente pas de prime abord une valeur littéraire au sens strict du terme, il n’en demeure pas moins qu’il constitue une bonne partie de ce qui est appelé la superstructure idéologique, révélatrice des mobiles de la colonisation, allant parfois jusqu’à la justifier d’une façon dogmatique et des préjugés occidentaux qui pèsent sur leur vision tantôt d’un “Orient charmeur” inspiré des Mille et Une nuits, tantôt “d’une contrée sauvage” qu’il y a lieu de civiliser. Daumas écrit à propos des Algériens : &#8220;Il faut nous rappeler l’intolérance ombrageuse de ce peuple, où la première loi religieuse est la recommandation de la guerre sainte, et c’est la continuer pour son compte personnel, cette guerre qui est l’entrée la plus sûre au paradis, que de lutter privément contre un chrétien avec toutes les années que Dieu fournit. Que sera-ce donc si l’intérêt s’en mêle et vient à l’appui de la piété ?&#8221;. En Kabylie, &#8220;tout homme doit être considéré comme un soldat qui sert depuis quinze ans jusqu’à soixante au moins. C’est donc une méprise étrange, et trop commune pour être tue, que celle d’évaluer la population kabyle d’après la quantité de fusils, ou réciproquement, sur le pied d’un guerrier par six personnes, comme on le fait en Europe. Les combattants dans ce pays doivent former le tiers de la population complète ; en calculant sur cette base, on se trompera de peu&#8221;.</p>
<p align="justify">En s’attachant à décrire la société kabyle dans ses moindres faits et gestes, Daumas n’échappe pas aux clichés qui consistent à opposer la société kabyle à la société arabe. Les moindres différences, par ailleurs connues et qui, avec la conception moderne de la société, constituent plutôt une richesse des diverses régions d’un pays, sont ici élevées au rang de données figées, génétiques, se situant dans une insoluble dichotomie culturelle et sociologique du pays. Les comparaisons auxquelles se livre l’auteur ne sont pas non plus dénuées du poids des idées préconçues. &#8220;Politiquement parlant, la Kabylie est une espèce de Suisse sauvage. Elle se compose de tribus indépendantes les unes des autres, du moins en droit ; se gouvernant elles-mêmes comme des cantons, comme des États distincts, et dont la fédération n’a pas même de caractère permanent, ni de gouvernement central. Autant de tribus, autant d’unités ; mais ces unités se groupent diversement selon les intérêts politiques du jour. Il en résulte des ligues offensives et défensives qui portent le nom de soff (rang, ligne)&#8221;.</p>
<p align="justify">Les écrits d’ordre ethnologique ne sont pas l’apanage de militaires ou de religieux. Avec une valeur littéraire qui se veut sûre, loin du didactisme et esthétiquement établie, des auteurs français du 19e siècle ont développé un exotisme qui n’a rien à envier à la peinture orientaliste telle qu’elle investie par exemple par Eugène Delacroix. L’œuvre mythique de ce dernier intitulée Femmes d’Alger dans leur appartement a été exposée au Salon de 1834 et fut aussitôt acquise par le roi Louis-Philippe. D’autres œuvres picturales versant dans une exotisme très en vogue ont eu les faveurs des cercles romantiques en Europe. Sur le plan des écrits littéraires, les Voyages en Orient se multiplièrent en France et en Angleterre. Les plus célèbres sont sans conteste ceux de Lamartine et de Gérard de Nerval.</p>
<p align="justify">Avec “Les Contes du Lundi’’ d’Alphonse Daudet (1873), nous abordons le contact entre l’Algérie et la littérature française de fiction. Ayant fait plusieurs voyages en Algérie avec son cousin Reynaud dans les années 1860, il en ramena des pages romantiques sous forme de contes où l’exotisme et les couleurs locales ont été beaucoup appréciés par les lecteurs de la Métropole. Outre les dessins et les tableaux de peinture que lui inspirèrent l’Algérie et ses paysages, Eugène Fromentin a fait des tableaux expressifs par le moyen de textes narratifs particulièrement dans ses deux ouvrages : Un été dans le Sahara (1856) et Une année dans le Sahel (1858).</p>
<p align="justify">En effet, chez Fromentin, se conjuguent l’esprit d’évasion, nourri par la découverte de terres étrangères, et la curiosité du naturaliste qui confère à ses œuvres couleurs et précision.</p>
<p align="justify">
<p align="justify"><strong>Etrange ambivalence</strong></p>
<p align="justify">
<p align="justify">S’il y a un cas dont l’ambivalence pourrait poser problème au vu du statut, de la notoriété et des valeurs humanistes de ses œuvres, c’est bien Victor Hugo. Pour avoir mené un combat acharné pour la liberté et contre la tyrannie dans son pays, Hugo a subi censure et exil. Cependant, certaines opinions de l’écrivain relatives à la colonisation ne paraissent pas concorder avec ces idéaux. Dans son livre politique intitulé Choses vues, il écrit : &#8220;La barbarie est en Afrique, je le sais, mais que nos pouvoirs responsables ne l’oublient pas ; nous ne devons pas l’y prendre, nous devons l’y détruire ; nous ne sommes pas venus l’y chercher, mais l’en chasser. Nous ne sommes pas venus dans cette vielle terre romaine, qui sera française, inoculer la barbarie à notre armée, mais notre civilisation à tout un peuple ; nous ne sommes pas venus en Afrique pour en rapporter l’Afrique, mais pour y apporter l’Europe&#8221;. On le voit, le complexe de ‘’la mission civilisatrice’’ de la France a eu des adeptes dans toutes les franges de la société française de l’époque : militaires, intellectuels, politiques et religieux, chacun y met son grain de sel particulier.</p>
<p align="justify">Les références à l’Afrique romaine ont eu d’autres défenseurs d’une ardeur plus puissante. Louis Bertrand (1866-1941) en est encore le plus acharné parmi cette catégorie. Pour lui, la conquête française équivaut à la ‘’latinité retrouvée’’ de l’Afrique du Nord. L’Algérie est la “terre de résurrection”. Professeur au lycée Bugeaud d’Alger (actuel Émir Abdelkader), Louis Bertrand fera une carrière qui le mènera à l’Académie française en 1925. son livre-phare, Le Sang des races, retrace la vie des rouliers d’Alger faisant le déplacement de la capitale jusqu’au Sahara. Dans sa préface datée du 15 juillet 1920, L. Bertrand écrit : &#8220;A travers la Méditerranée d’aujourd’hui, je reconnais le Latin de tous les temps. L’Afrique latine perçait, pour moi, le trompe-l’œil du décor islamique moderne. Elle ressuscitait dans les nécropoles païennes et les catacombes chrétiennes les ruines des colonies et des municipes dont Rome avait jalonné son sol (…) Et voici qu’elle s’offrait à mes yeux son nouvel aspect. L’Afrique des arcs de triomphe et des basiliques, l’Afrique d’Apulée et de Saint-Augustin surgissait devant moi.</p>
<p align="justify">C’est la vraie. L’Afrique du Nord, pays sans unité ethnique, pays de passages et de migrations perpétuelles, est destinée par sa position géographique à subir l’influence ou l’autorité de l’Occident latin. Il a fallu l’éclipse momentanée de Rome, ou de la Latinité, pour que l’Orient byzantin, arabe ou turc, y implantât sa domination. Dès que l’Orient faiblit, l’Afrique du Nord retombe à son anarchie congénitale, ou bien elle retourne à l’hégémonie latine, qui lui a valu des siècles de prospérité qu’elle n’avait jamais connue auparavant, et qui, enfin, lui a donné pour la première fois un semblant d’unité, une personnalité politique et intellectuelle&#8221;.</p>
<p align="justify">Dépassant de loin le simple exotisme romantique, l’œuvre de Louis Bertrand se veut la justification idéologique et faussement intellectuelle de la colonisation en faisant table rase de l’histoire et de la sociologie du pays qu’il voulait remplace par une mythologie latine. En 1977, l’écrivain algérien Rabah Belamri consacra sa thèse de 3e cycle à cet auteur sous le titre éloquent : Louis Bertrand, miroir de l’idéologie coloniale, ouvrage publié par l’OPU en 1980.  Dans la littérature coloniale d’Algérie de la fin du 19e siècle, il y a lieu de citer le cas particulier d’Isabelle Eberhardt (1877-1804). Cette “Maghrébine d’adoption” (titre d’un livre que lui consacra Mohamed Rochd-OPU 1992), a eu un itinéraire si exceptionnel qu’il se confond rarement avec les prétentions et les idéologies de la colonisation. Mariée à un Algérien, convertie à l’Islam, elle a exprimé dans son œuvre et dans ses articles de presse la soif des terres lointaines où le seul bruit des hommes est celui de leurs prières. Mysticisme, exotisme, recherche de la liberté et des valeurs humaines premières, telles semblent être les motivations de cette âme angoissée qui trouvera en l’Algérie le refuge utérin.</p>
<p align="justify">
<p align="justify"><strong>Les “Algérianistes” et les quiproquos historiques</strong></p>
<p align="justify">
<p align="justify">Parmi les noms d’auteurs français ayant célébré l’Algérie dans leurs écrits mais sans pour autant aller jusqu’à remettre en cause le système colonial, nous citerons André Gide dont les séjours effectués dans certaines villes d’Algérie sont rendus avec des accents et des couleurs fort attachants (Les Nourritures terrestres [1887], L’Immoraliste [1902], Amyntas [1905]). Dans un autre registre, Etienne Dinet exaltera lui aussi le pays de soleil et de la spiritualité sans grandes prétentions idéologiques.</p>
<p align="justify">Un certain nombre d’écrivains, influencés par Louis Bertrand, tenteront de suivre sa voie tout en se penchant sur la vie du peuple, une société qu’ils voient évoluer vers une sorte d’ hybride “franco-berbère”, selon l’expression de Robert Randeau.</p>
<p align="justify">Cette tentation de syncrétisme entre la latinité et les caractères des populations autochtones, appelées à être assimilées dans une vaste communauté française, fera un moment son chemin dans le courant littéraire appelé le ‘’Mouvement algérianiste’’. Il est représenté par Randeau, Jean Pommier, Louis Lecoq, René Hughes et Alfred Rousse. Ces écrivains, comme le souligne le critique Jean Déjeux dans son ouvrage La Littérature algérienne contemporaine (PUF-1975), contestent &#8220;l’exotisme et le romantisme périmé&#8221;, comme ils réprouvent &#8220;l’orientalisme de bazar&#8221;. Selon Jean Pommier, un des fervents défenseurs de l’Algérianisme, &#8220;il s’agit d’unir (et non d’unifier) les Algériens en une Algérie&#8221;.</p>
<p align="justify">Ce mouvement évolua en une “Association des écrivains algériens” qui  lancera sa revue Afrique en 1924. le dernier numéro étant publié en 1960. Une nuée de poètes et de romanciers sont signalés dans le cercle des Algérianistes. Cependant, il n’y a pas de véritable rupture par rapport à l’idéologie de la fin du 19e siècle. Jean Déjeux note à ce propos : &#8220;Esthétiquement parlant, l’algérianisme ne présente guère d’intérêt  d’une façon générale. Son importance réside bien plus dans l’idéologie drainée par lui.</p>
<p align="justify">Le roman colonial est en effet en parfaite cohérence avec cette période qui commence à la fin du 19e siècle.</p>
<p align="justify">De ce point de vue-là, il révèle beaucoup de conduites et de comportements. Il donnait bonne conscience aux auteurs et aux lecteurs. On avait en effet l’impression de résoudre les problèmes graves de l’outre-mer, de comprendre les Algériens, de les intégrer même&#8221;.</p>
<p align="justify">
<p align="justify"><strong>Une sensibilité à hauteur d’homme</strong></p>
<p align="justify">
<p align="justify">Le mouvement algérianiste qui défend une “certaine idée de l’Algérie” déclina à la suite des profonds changements sociaux qui ont affecté la société algérienne et de la montée en puissance du mouvement nationaliste (l’ENA, le Congrès musulman). L’évolution de la vision des choses chez les intellectuels français donnera l’“École d’Alger”. Dans ce courant littéraire, on trouve, entre autres, Gabriel Audisio, Albert Camus, René-Jean Clot, Marcel Moussy, Jean Pélégri, Jean Roy et Emmanuel Roblès. Celui qui sera quelques années plus tard (en particulier à partir de 1954) au centre de la polémique n’est autre que le prix Nobel de littérature, Albert Camus. Né le 7 novembre 1913 à Dréan (ex-Mondovi, près de Annaba), il perd son père, ouvrier agricole, à la guerre de 1914. Il fut élevé dans la pauvreté par sa mère dans le quartier algérois de Belcourt. Il poursuit ses études en travaillant dans l’administration, mais sa tuberculose l’empêche de passer son agrégation de philosophie. Devenu journaliste, sa passion précoce pour le théâtre l’amène à fonder la troupe de l’Équipe qui joue ses adaptations de Malraux, Eschyle et Dostoïevski. Le professeur Henri Lemaître dira de lui : &#8220;En 1938, Noces révèle un Camus amoureux de sa terre et la célébrant dans une langue riche, ensoleillée, sensuelle. La guerre accélère en lui l’évolution qui le fera passer d’une morale de l’absurde à ce que l’on a appelé un “humanisme de la révolte’’ &#8220;. A partir de 1944, il s’engage dans la résistance et dirige le journal Combat. Plusieurs essais, romans, pièces de théâtre viendront étoffer la production littéraire de Camus. Une partie de son œuvre de fiction aura pour cadre l’Algérie, son pays natal : L’Étranger, La Peste, Noces, L’Été, etc. Pour Albert Camus, &#8220;la patrie, c’est un certain goût de la vie&#8221;. Cependant, les critiques ciblant l’œuvre littéraire et les positions de Camus sont justement focalisées autour de cette idée de patrie censée n’être pas faite exclusivement des rayons de soleil et des embruns de la mer. C’est en pleine guerre d’Algérie (1957) qu’il prononça le fameuse phrase : &#8220;J’aime la justice. Mais je préfère ma mère à la justice.&#8221; Cette sentence sera retenue contre lui par les milieux nationalistes algériens et par les cercles intellectuels anticoloniaux. S’étant ainsi aliéné beaucoup de monde parmi ceux qui combattent pour leurs droits politiques et sociaux, Camus était connu pourtant pour son engagement social en faveur des classes opprimées et des pauvres. C’est en 1939 qu’il réalisa le fameux cycle de  reportages sur la Kabylie sous le titre Misère de la Kabylie et publiés dans Alger-Républicain. Ces reportages, aujourd’hui publiés en livre, ont fait date et ont valu à Camus beaucoup de sympathie et de considération en raison de la loyauté dans la relation des faits et de la perspicacité dans la vision des choses. Au regard de la dimension universelle de l’œuvre camusienne, de l’esprit de révolte qui l’anime et de l’humanisme qui l’abreuve, il demeurera encore pour longtemps incompréhensible pour les Algériens que l’auteur de L’Homme révolté ait marqué une sérieuse distance avec la réalité qui couvait dans les entrailles de son pays de naissance. Mais c’est Camus qui écrit dans son roman L’Été : &#8220;J’ai avec l’Algérie une longue liaison qui, sans doute, n’en finira jamais et qui m’empêche tout à fait clairvoyant à son égard&#8221;, cela au moment où son ancien camarade Jean-Paul Sartre, devenu par la suite son adversaire intellectuel, s’écriait, lors d’un meeting de soutien au peuple algérien en lutte : &#8220;Je ne puis être libre si tout le monde ne l’est pas&#8221;.</p>
<p align="justify">
<p align="right"><strong>Amar Naït Messaoud </strong></p>
<p align="right"><strong>iguerifri@yahoo.fr</strong></p>
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		<title>Lalla Fadhma N’Soumeur et Boubaghla. Du béguin aux…interdits</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 22:28:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>algeriemonamour</dc:creator>
				<category><![CDATA[kabylie]]></category>

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		<description><![CDATA[Lalla Fadhma N’Soumeur et Boubaghla. Du béguin aux…interdits Une histoire d’amour que d’aucuns rapportent mais sans donner plus de détails dans une société, il est vrai, régie par des dogmes et autres référents qui s’éloignent totalement des sentiments, pourtant, humainement nobles. Au-delà de l’image guerrière que tout un chacun pourrait retenir à sa manière sur [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=algeriemonamour.wordpress.com&amp;blog=5849889&amp;post=170&amp;subd=algeriemonamour&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="entryMeta">
<h2>Lalla Fadhma N’Soumeur et Boubaghla. Du béguin aux…interdits</h2>
</div>
<div>
<p><strong>Une histoire d’amour que d’aucuns rapportent mais sans donner plus de détails dans une société, il est vrai, régie par des dogmes et autres référents qui s’éloignent totalement des sentiments, pourtant, humainement nobles.</strong></p>
<p>Au-delà de l’image guerrière que tout un chacun pourrait retenir à sa manière sur celle qui est convenu de surnommer «  <em>la Jeanne d’Arc du Djurdjura </em>»,  n’en déplaisent à certains esprits étroits qui crieraient haro au néocolonialisme d’un nouveau genre.</p>
<p>Après tout, ce surnom lui est donné au lendemain de sa capture (11 juillet 1857) par le général Randon qui l’a crié à la face de ses officiers en signe de reconnaissance à une femme combattante qui lui a infligée plusieurs défaites et humiliations tout au long des huit années de combats armés qui les a opposés (1850-1857). C’est dire qu’il y a lieu de s’enorgueillir de ce qualificatif même si comparaison n’est pas raison.</p>
<p>Combien même on pourrait déceler une quelconque similitude entre ces deux femmes, il n’en demeure pas moins que l’histoire de la puritaine Jeanne d’Arc la Française ne peut en aucun cas être assimilée à notre héroïne nationale, Lalla Fadhma N’Soumeur. Ce n’est pas le même contexte historique encore moins culturel et/ou social.</p>
<p>Cela dit, Lalla Fadhma à laquelle Soumeur lui est associé à la faveur de son « <em>exil </em>» volontaire dans ce village habité, jadis, par son frère Si Tahar, représente à la fois une lueur d’espoir et une énigme non élucidée. De l’espoir, elle en a donné à volonté pour toutes les femmes Algériennes qui veulent s’émanciper et s’affranchir de la tutelle des hommes. D’abord par ses positions fermement constantes vis-à-vis de nombreuses sollicitations en mariage qu’elle réfutera de toutes ses forces. Ensuite quand elle sera sommée par son frère Si Mohand Tayeb d’épouser in petto son cousin Si Yahia n’Ath Ikhoulaf, Lla Fadhma se rebellera au domicile conjugal dans le but de ne pas consommer cette union forcée. Ce qui lui a value d’être « <em>répudiée</em> » un mois plus tard. Enfin, mise sous quarantaine, elle sortira de son « <em>placard </em>» quelques jours plus tard, certes, déprimée mais ne tardera pas à retrouver ses esprits en allant habiter chez son frère Si Tahar où le calme et l’harmonie conjugale régnait en maître des lieux.</p>
<p>L’énigme réside dans cette histoire d’amour que d’aucuns rapportent mais sans donner plus de détails dans une société, il est vrai, régie par des dogmes et autres référents qui s’éloignent totalement des sentiments, pourtant, humainement nobles. Vous l’aurez compris, il s’agit de sa relation privilégiée – si on peut présenter ainsi la chose – avec le chérif Boubaghla, littéralement l’homme à la mule. Ce chérif donc – non pas le justicier du Far West comme on en voit dans les films western américains mais plutôt une sorte de moine combattant – a, dés qu’il l’eut rencontré à Azazga, eu le béguin pour elle et vice-versa. Bien entendu, ce fut à un moment de guerre menée contre l’envahisseur français. Ce qui a eu pour effet immédiat la jonction de leurs troupes respectives. Les volontaires mobilisés, en effet, par Boubaghla associés à la soixantaine de guerrières de Lla Fadhma ont eu raison de la soldatesque du capitaine Wolf au cours de la bataille menée de front un certain 7 avril de l’an 1854 dans l’oued Sébaou.</p>
<p><strong>Demande en mariage refusé</strong></p>
<p>Un premier succès salué tel qu’il se doit par les populations kabyles dont l’espoir renaît et se cristallisa sur ces deux tourtereaux, suis-je tenté de dire, mais les interdits sociaux – ou si vous préférez les non dits – étant si pesants dans la balance que ceux qui ont esquissé quelque récits sur l’époque mettent l’accent davantage sur la ténacité et la résistance héroïque de Lalla Fadhma. C’est à peine si on évoque que Boubaghla de son vrai nom Mohamed Lamjad ben Abdelmalek, originaire de l’Ouest du pays qui plus est, s’est maintes fois déplacé à Ouerja (Iferhounen), village natal de Lla Fadhma pour demander sa main. Il butera sur le refus stupidement rancunier, non pas de celui des membres de sa famille mais sur celui de son ex époux. Eh oui ! Selon la tradition en vigueur à l’époque, ne pouvait prétendre épouser une répudiée que celui dont sa dulcinée s’entendra obligatoirement prononcé la sentence « <em>Je te répudie </em>» et à trois reprises s’il vous plait !</p>
<p>De guerre lasse, autant poursuivre la lutte armée qui, au moins les rapproche et leur fait goûter le bonheur évanescent. Lorsque Boubaghla sera blessé au cours de la bataille de Tachekirt, Lla Fadhma lui porta secours et ils allèrent se réfugier aux Ath-Yanni d’où ils appelèrent à la poursuite des combats…Mais comme dans les contes de fée, leur histoire d’amour – à relativiser certainement par rapport à une tradition orale qui dit ce qu’elle veut bien dire – prendra fin le 16 décembre de l’an 1854 date à laquelle Boubaghla sera exécuté suite à une dénonciation. Bien entendu, Fadhma Sid Ahmed de son vrai nom, à la tête d’un imposant contingent de confédérations poursuivra la lutte armée et remportera de nombreuses batailles avant d’être capturée au cours d’une «<em>trêve</em>»  savamment  orchestrée par le général Randon.</p>
<p>Pendant que celui-ci envisageait, en effet, une soi-disant paix avec le frère de l’héroïne si Mohand Tayeb, vingt solides gaillards furent conduits, à la tombée de la nuit, par un rallié au refuge de Lalla Fadhma ainsi prise par lâcheté en compagnie de ses guerrières. Beni Slimane, prés de Tablat sera définitivement sa résidence surveillée par le bach-agha Tahar ben Mahieddine.</p>
<p>Durant six années, elle consacra le meilleur de son temps au culte avant d’être terrassée par une hémiplégie selon les uns tandis que d’autres avancent de fortes présomptions portant à penser à un véritable camp de la mort à l’hitlérienne sans pour autant détenir la preuve. En septembre 1863, l’héroïne du Djurdjura rendit l’âme. Elle avait 33 ans. Ainsi prend fin l’épopée héroïque d’une femme vraiment pas comme les autres. Elle était très belle, raffinée, et surtout très intelligente. Des qualités mêmes si elles ne lui profitèrent guère au sens restrictif du terme pour des raisons que j’ai précédemment évoquées, lui ouvrèrent, fort heureusement, d’autres portes plus obscures, celles là, en ce sens que « <em>Tamnafecqt</em> » (la révoltée) a su comment mobiliser des femmes et des hommes qui lui vouèrent respect profond et craintes superstitieuses. D’une voix chaude et prenante, elle a pu capter un auditoire sur lequel elle avait un ascendant certain. C’est le fruit d’un travail assidu sur elle-même en apprenant à psalmodier des versets coraniques d’abord – une pratique pourtant réservée aux seuls mâles – à aménager en salle de consultation (El-Kheloua) ensuite. Et son pressentiment avéré sur le débarquement prochain de l’ennemi a fini par lui conférer le statut de « voyante » aux yeux de la population qui buvait insatiablement ses paroles…</p>
<p><strong>Rabah DOUIK</strong></p>
<p>*<em>Ses restes seront réinhumés, le 3 juillet 1995, à El-Alia</em></p>
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